Orléans : la dureté relevée sur le réseau Usine de Traitement du Val Orleans
Ce que le contrôle sanitaire mesure ici : 15,5 °f
Les 14 analyses de titre hydrotimétrique portées sur l’unité de distribution Usine de Traitement du Val Orleans donnent une moyenne de 15,5 °f. Les analyses sont commandées par l’agence régionale de santé, puis versées à la base SISE-Eaux. Rien n’est reconstitué ici : 15,5 °f est une moyenne de mesures réelles.
Un degré français vaut 10 mg de carbonate de calcium par litre, d’où les 155 mg/L de cette eau. Les notices d’adoucisseurs parlent parfois de 155 ppm : c’est le même 15,5 °f.
38 % en dessous de la médiane départementale
L’écart est de 9,4 °f, soit 38 % en dessous. Sur les 198 réseaux relevés dans le Loiret, celui-ci occupe le rang 162. 161 réseaux du Loiret font plus doux encore, les autres distribuent une eau plus dure.
6,4 °f d’écart : un réseau qui bouge
Un adoucisseur se règle sur une valeur haute, pas sur la moyenne : la dureté de dimensionnement retenue ici est de 18,03 °f. Les données du contrôle sanitaire donnent des valeurs, pas leur origine : la ressource qui alimente ce réseau n’y est pas décrite. Le plus bas remonte au 21 mai 2025, le plus haut au 10 février 2025.
Un réseau propre à Orléans : Usine de Traitement du Val Orleans
Le découpage officiel s’appelle unité de distribution ; celle-ci porte le nom de Usine de Traitement du Val Orleans. C’est Suez Aqualige qui exploite ce réseau. La maîtrise d’ouvrage revient à Orleans Metropole.
Ce que 15,5 °f déposent dans un chauffe-eau
Le voile blanc revient lentement après nettoyage. Le détartrage reste une opération ponctuelle, pas un abonnement. Résistance du ballon, corps de chauffe du lave-vaisselle, pommeau de douche : le tartre s’installe d’abord là. En eau froide, presque rien ne se dépose.
Une dureté qui a baissé de 0,6 °f
La cause n’est pas indiquée dans les données : le contrôle sanitaire publie des résultats d’analyse, pas l’explication de leurs variations. La valeur a baissé de 0,6 °f sur 14 mois. La première moitié des relevés donne 15,8 °f de moyenne, la seconde 15,2 °f.
Le détail minéral : 54,1 mg/L de calcium et 5,2 mg/L de magnésium
Le calcium apporte 87 % de cette dureté, le magnésium le reste. Le contrôle sanitaire mesure séparément les deux ions responsables de la dureté ; sur ce réseau il relève 54,1 mg/L de calcium et 5,2 mg/L de magnésium. Recalculé à partir de ces teneurs, le titre hydrotimétrique vaudrait 15,6 °f, soit 0,1 °f d’écart avec la valeur mesurée directement.
Descendre de 18,03 à 8 °f : une cuve de 12 à 14 litres
Un foyer de 4 personnes consomme environ 0,6 m³ par jour, sur la base de 150 litres par personne. Le produit des deux donne 6 °f·m³ à échanger chaque jour. Avec une capacité de 5 °f·m³ par litre de résine et 4 jours entre deux régénérations, le besoin théorique ressort à 4,8 litres. Avec 15 % de réserve et le débit de pointe, cela donne une cuve de 12 à 14 litres.
Questions fréquentes
Faut-il un adoucisseur à Orléans ?
Un adoucisseur se dimensionne sur la valeur haute du réseau, 18,03 °f ici, et non sur la moyenne de 15,5 °f : il faudrait retirer 10 °f pour descendre à 8 °f. Pour un foyer de 4 personnes, cela conduit à une cuve de 12 litres de résine et 33 kg de sel par an.
Pourquoi plusieurs valeurs pour Orléans ?
Orléans est desservie par 4 unités de distribution. Chacune a sa propre ressource et donc sa propre dureté ; la facture d’eau indique laquelle dessert le logement.
Sur combien de mesures repose ce chiffre ?
Sur 14 prélèvements réalisés entre janvier 2025 et mars 2026, dont les valeurs s’étendent de 12,74 à 19,14 °f.
6 autres réseaux du Loiret entre 15,4 et 17,2 °f
À 0 °f près, c’est la même eau. La comparaison porte sur la moyenne de chaque réseau.
- Jargeau : 15,5 °f
- Gien : 15,4 °f (écart 0,1 °f)
- Châteauneuf-sur-Loire : 15,6 °f (écart 0,1 °f)
- Sandillon : 15,9 °f (écart 0,4 °f)
- La Ferté-Saint-Aubin : 16,1 °f (écart 0,6 °f)
- Saint-Pryvé-Saint-Mesmin : 17,2 °f (écart 1,7 °f)
À 1,9 km, Saint-Jean-le-Blanc est à 17,6 °f
Le déménagement d’une commune à l’autre suffit à changer d’eau. Ces 6 communes sont les plus proches disposant de relevés. Une frontière communale n’a aucun effet sur la composition de l’eau.
- Saint-Jean-le-Blanc : 17,6 °f, eau moyennement dure, à 1,9 km
- Olivet : 17,5 °f, eau moyennement dure, à 2,5 km
- Saint-Pryvé-Saint-Mesmin : 17,2 °f, eau moyennement dure, à 5,1 km
- La Chapelle-Saint-Mesmin : 32 °f, eau dure, à 6,1 km
- Saint-Jean-de-Braye : 19,3 °f, eau moyennement dure, à 6,9 km
- Fleury-les-Aubrais : 24,9 °f, eau moyennement dure, à 8 km
4 réseaux à Orléans, jusqu’à 8,1 °f d’écart
Entre le plus doux et le plus dur, 8,1 °f séparent les réseaux de la commune. En cas de doute, l’exploitant indique le réseau à partir de l’adresse. Les limites de réseau bougent au fil des interconnexions.
- Orleans-St Jean le Blanc-St Pryvé : 17,4 °f, eau moyennement dure
- Deferrisation la Source : 18,4 °f, eau moyennement dure
- Deferrisation Clos des Boeufs : 23,6 °f, eau moyennement dure
Ce que cette eau change chez vous
Cette eau est plus dure que 33 % des 3 150 réseaux relevés en France.
la plus doucela plus dure
Pour un foyer de 4 personnes consommant 219 m³ par an, cette eau dépose de l’ordre de 2 kg de tartre par an dans le circuit d’eau chaude, et un adoucisseur dimensionné sur 18,03 °f demande une cuve de 12 litres.
Les trois outils ci-dessous partent de cette valeur et se règlent à votre consommation réelle. Chaque hypothèse est affichée et modifiable ; rien n’est enregistré.
Source des mesures : Résultats du contrôle sanitaire de l’eau distribuée commune par commune, ministère chargé de la Santé (base SISE-Eaux), diffusé sur data.gouv.fr sous Licence Ouverte 2.0. Relevés interrogés le 1ᵉʳ août 2026 via l’API Hub’Eau du BRGM, prélèvements du 9 janvier 2025 au 24 mars 2026 sur l’unité de distribution 045000762. Aucune valeur n’est estimée ni complétée.