D’où viennent les chiffres et comment ils sont traités
Aucune valeur publiée sur ce site n’est estimée, modélisée ou reprise d’un autre site. Tout provient d’un jeu de données public, interrogé par une API publique, et transformé par une chaîne dont voici le détail complet.
La source : le contrôle sanitaire réglementaire
Les agences régionales de santé font analyser l’eau distribuée par des laboratoires agréés. Les résultats alimentent la base SISE-Eaux du ministère chargé de la Santé, publiée sur data.gouv.fr sous le titre Résultats du contrôle sanitaire de l’eau distribuée commune par commune. Le jeu est mis à jour tous les mois ; la version consultée portait la date du 20 juillet 2026. Il est diffusé sous Licence Ouverte 2.0, qui autorise la réutilisation y compris commerciale à la seule condition de citer la source et la date, ce que fait chaque page de ce site.
Plutôt que de télécharger les archives annuelles, les valeurs sont lues via l’API
Hub’Eau du BRGM, qui expose la même base. L’interrogation a porté sur les paramètres
TH (titre hydrotimétrique), CA (calcium) et MG
(magnésium), pour tous les prélèvements réalisés depuis le 1er janvier 2025.
Ce que l’extraction a ramené
- 300 765 résultats d’analyse rapatriés, dont 154 244 titres hydrotimétriques.
- 76 352 relevés de dureté n’indiquent pas l’unité de distribution où le prélèvement a été fait. Ils sont écartés : sans réseau identifié, la valeur ne peut être rattachée à rien.
- 46 relevés n’ont pas de valeur numérique exploitable, 3 sont des doublons stricts, et aucune valeur aberrante n’a été trouvée.
- Restent 77 867 relevés utilisables, formant 25 099 couples commune × réseau sur 16 056 communes et 21 301 réseaux.
La règle d’existence d’une page
Une page n’est créée que si le couple commune × réseau réunit au moins deux relevés de dureté : avec un seul, une « moyenne » n’aurait aucun sens et la page n’aurait rien à raconter. 6 658 couples sont écartés pour cette raison. Une commune desservie par plusieurs réseaux donne plusieurs pages, avec des valeurs différentes, c’est même la raison d’être de ce découpage.
Quand un champ manque pour une entité, la page ne l’affiche pas et n’invente rien : ni calcium, ni magnésium, ni nom de maître d’ouvrage. Les tableaux sont donc de longueur variable d’une fiche à l’autre.
Les six classes de dureté
Les cinq premières bornes sont celles de l’échelle française usuelle : très douce en dessous de 8 °f, douce jusqu’à 15, moyennement dure jusqu’à 25, dure jusqu’à 35, très dure au-delà. Une sixième classe a été ajoutée à partir de 45 °f, parce que les réseaux concernés existent bel et bien dans les données et que les regrouper avec les eaux à 36 °f n’aurait rien décrit d’utile.
Les conversions employées
Un degré français vaut par définition 10 mg de carbonate de calcium par litre. Les équivalences affichées en découlent directement : ppm de CaCO3 = °f × 10 ; degré allemand = °f × 0,56 ; millimoles par litre = °f ÷ 10. La dureté recalculée à partir des ions utilise les masses molaires : un degré français correspond à 4,008 mg/L de calcium ou 2,431 mg/L de magnésium.
La dureté de dimensionnement
Une moyenne décrit une eau ; elle ne sert pas à régler un appareil. Un adoucisseur calé sur la moyenne d’un réseau est sous-dimensionné à peu près une fois sur deux, puisque la moitié des relevés lui sont supérieurs. Chaque fiche affiche donc deux valeurs nommées séparément : la dureté moyenne, descriptive, et la dureté de dimensionnement, qui est la seule utilisée pour les calculs d’adoucisseur.
La règle est la suivante. Quand un couple commune × réseau compte au moins 10 relevés de dureté, la valeur de dimensionnement est le 90e percentile de ces relevés, calculé par interpolation linéaire : neuf relevés sur dix se situent en dessous, et un résultat de laboratoire isolé ne décide pas seul de l’achat. En dessous de 10 relevés, un percentile n’aurait pas de sens et c’est le maximum observé qui est retenu : moins on dispose de mesures, plus on garde de marge. Dans les deux cas, la valeur est bornée par les mesures réelles : jamais inférieure à la moyenne, jamais supérieure au maximum relevé. Rien n’est extrapolé.
Les conventions de calcul de l’adoucisseur
Les paramètres suivants ne sont pas des mesures : ce sont des conventions de dimensionnement, affichées et modifiables dans le calculateur. Dureté visée 8 °f ; consommation 150 litres par jour et par personne ; capacité de résine 5 °f·m³ par litre pour une régénération à 100 g de sel par litre ; 4 jours entre deux régénérations ; réserve de 15 % pour les journées de forte consommation et le vieillissement de la résine ; un point d’eau ouvert appelant 0,6 m³/h et un adoucisseur domestique délivrant 0,1 m³/h de débit de service par litre de résine. Les pages de réseau appliquent ces conventions à un foyer de référence de 4 personnes, à titre indicatif.
Le résultat n’est pas donné comme un volume unique. Le calcul produit d’abord un besoin d’échange théorique, puis une taille de cuve prise dans les volumes réellement proposés au catalogue, retenue comme la première qui couvre à la fois la capacité d’échange majorée de la réserve et le débit de pointe. Un besoin calculé à 15 litres n’existe pas dans le commerce ; la fourchette annoncée, si.
Fraîcheur et limites
Les relevés retenus vont du 02/01/2025 au 29/05/2026. Une moyenne sur dix-huit mois lisse les variations saisonnières mais ne dit rien de la valeur du jour : chaque fiche affiche donc aussi le minimum, le maximum et la valeur de dimensionnement décrite plus haut. La cause des variations, elle, n’est jamais indiquée : le contrôle sanitaire publie des résultats d’analyse, pas leur explication, et ce site n’en invente aucune. Enfin, le prélèvement est fait sur le réseau public : ce qui arrive au robinet peut différer si l’installation intérieure comporte déjà un traitement.
Qui publie, et comment ce site est vérifié
Le site est édité par STRATINET, dont les coordonnées complètes figurent dans les mentions légales. Il n’y a pas d’auteur signataire : les pages sont produites par une chaîne automatique dont le code applique les règles décrites ci-dessus, et c’est cette chaîne qui est vérifiée, pas chaque page.
Trois contrôles s’exécutent avant toute mise en ligne. Le premier interdit qu’un nombre apparaisse dans le texte d’une page s’il ne provient pas des relevés de l’entité ou des conventions déclarées sur cette page : aucune valeur ne peut être inventée en cours de rédaction. Le deuxième vérifie que chaque lien interne pointe vers une page réellement publiée. Le troisième contrôle les longueurs de titre et de description. Ce sont des garde-fous mécaniques, pas une relecture humaine de chaque fiche : le site ne prétend pas au second.
Le site n’aborde pas les effets de la dureté sur la santé, sujet sur lequel les données de contrôle sanitaire utilisées ici ne disent rien. Il s’en tient à l’entartrage et à la plomberie.
Dernière vérification éditoriale : 15/08/2026.
Journal des corrections
Les erreurs trouvées après publication sont corrigées et consignées ici, avec ce qui était affiché avant.
- 15 août 2026 : la moitié des fiches était volontairement plus courte. Au lancement, une partie des réseaux recevait une fiche réduite à deux sections et sans lien vers les réseaux voisins, pour mesurer l’effet de la longueur et du maillage sur l’indexation. Le relevé du 15 août ne montre aucun écart entre les groupes : toutes les fiches sont désormais au même niveau de détail, avec les huit sections, les relevés complets et les liens vers les réseaux voisins et le département.
- 2 août 2026 : dimensionnement d’adoucisseur calculé sur la mauvaise valeur. Les fiches dimensionnaient l’appareil à partir de la dureté moyenne du réseau, alors que cette même page indiquait qu’un adoucisseur se règle sur une valeur haute. Un appareil réglé sur la moyenne est sous-dimensionné environ une fois sur deux. Sur le réseau Usine du Var - Jean Moreno à Nice, la fiche annonçait ainsi 13 litres de résine ; le calcul sur la valeur de dimensionnement conduit à une cuve de 18 litres. Chaque fiche affiche désormais deux valeurs nommées séparément, et le calcul part de la seconde.
- 2 août 2026 : le calculateur ne reprenait pas la valeur du réseau. Le lien « dimensionner un adoucisseur » ouvrait le calculateur sur sa valeur par défaut. Il l’ouvre maintenant sur la dureté de dimensionnement du réseau consulté, en affichant d’où vient ce chiffre.
- 2 août 2026 : résultat donné comme un volume unique. Le calculateur annonçait un nombre de litres qui ne correspond à aucun appareil vendu. Il distingue désormais le besoin d’échange théorique et la taille de cuve à retenir, après réserve et vérification du débit de pointe.
- 2 août 2026 : causes non sourcées et formulation commerciale. Certaines fiches attribuaient une variation de dureté au niveau de la nappe ou à un changement de ressource, ce que les données ne montrent pas. D’autres affirmaient qu’un adoucisseur « cesse d’être un confort discutable » au-delà d’un seuil. Ces formulations ont été retirées.
- 2 août 2026 : affirmation fausse sur les réseaux multi-communes. Les fiches indiquaient que les autres communes d’un même réseau reçoivent une eau « aux mêmes valeurs ». C’est inexact : les prélèvements sont faits commune par commune et les moyennes diffèrent. Le texte a été corrigé.
- 2 août 2026 : masse de calcaire présentée comme un dépôt. Les grammes par mètre cube étaient présentés comme du calcaire « transporté ». Il s’agit d’un équivalent CaCO3, c’est-à-dire d’une convention d’écriture de la dureté, et non de la masse qui se déposera réellement. Le vocabulaire a été repris partout.
Mesures issues des Résultats du contrôle sanitaire de l’eau distribuée commune par commune, ministère chargé de la Santé (base SISE-Eaux), diffusés sous Licence Ouverte 2.0 et interrogés via l’API Hub’Eau du BRGM. Agrégats recalculés le 15/08/2026. Voir la méthode.